Être digital nomade, une vie d'entrepreneure
Photo© Natalia Wisniewska

Tiphany Cosmao : « Je suis une graphiste nomade, à votre service ! »

Tiphany Cosmao est graphiste indépendante à Barcelone, en Espagne… Enfin pour le moment ! Entrepreneure depuis peu, elle a fait le choix d’être nomade, afin d’allier sa carrière professionnelle avec son goût prononcé pour le voyage. De Paris, à Barcelone, en passant par Minorque, Lille et bien d’autres, Tiphany accorde ses valeurs avec ces missions, en vraie Digital nomade.

1- Tiphany, tu es graphiste d’un genre un peu particulier car tu es une graphiste « nomade ». Peux-tu m’en dire plus ?

Tout à fait (sourire) ! J’ai décidé de ne pas avoir de lieu fixe pour travailler. C’est une de mes premières valeurs de vie et de free-lance. J’avais besoin de cette liberté et de pouvoir voyager comme j’en avais envie. En ce moment, je vis entre l’Espagne et la France (rires). Mais je pousse ce concept de liberté en allant encore plus loin : je ne travaille jamais au même endroit non plus !

Donc cela veut dire que tu n’as pas de lieu de vie précis et que demain, nous pouvons te retrouver à l’autre bout de la planète ?

Exactement (sourire) ! Je ne sais pas encore où je serai demain mais, l’idée est là.

2- Qu’est-ce qui te plait dans cette idée de nomadisme ?

Ce qui me plait beaucoup dans ce concept de nomadisme, c’est de ne pas avoir de lieu géographique précis. Donc, de ne pas avoir de frontière, ni de barrière dans ma vie. J’aime beaucoup aller à la rencontre d’autres personnes, d’autres cultures, découvrir la gastronomie du pays dans lequel je suis… Surtout le café ! J’ai une grande passion pour le café (rires).

Être nomade, je trouve que c’est une grande force pour une entrepreneure ! Au final, c’est concilier deux passions : son job et son goût pour le voyage. J’adore ça ! Je me lève tous les matins avec le sourire, juste parce que j’aime mon métier et ma vie. Pour moi, c’est essentiel que mes jours ne se ressemblent pas (sourire).

3- Est-ce cette liberté qui détermine aussi, tes choix professionnels ?

Oui, tout à fait (sourire) ! J’ai cette liberté de travailler avec qui je veux et dans les secteurs d’activité qui me parlent. Généralement, mes clients ont les mêmes valeurs que moi : respect de l’environnement, écologie, bien-être avec un grand B. Pour moi, c’est très important de travailler sur des projets qui sont alignés avec mes principes et ma philosophie. L’alchimie entre mes clients et moi-même est importante. Nous devons être liés par nos idées et nos valeurs. Si tel n’est pas le cas, je trouve ça difficile, en tant que créatrice, de travailler et de produire de bons résultats.

J’aime bien aussi, aller à la rencontre de mes clients. D’autant plus s’ils sont dans la même ville que moi ! Je trouve cela plus humain de les rencontrer, de parler avec eux, d’apprendre à les connaître. Donc souvent, je les invite à prendre un petit café – oui, j’adore vraiment le café (rires)!

4- En fait tes choix de vie sont aussi, les moteurs dans ton travail ?

Oui, clairement (sourire) ! Ce que j’applique dans ma vie, je l’applique aussi dans mon travail. Les barrières entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle sont très fines. Mon objectif principal, c’est d’être bien tous les jours avec la vie que je mène et le métier que je fais. Donc pour moi, ce ne serait pas réaliste que d’être une cheffe d’entreprise différente de ce que je suis au quotidien.

5- Si tu avais un conseil à donner à des entrepreneures, qu’est-ce que tu leur dirais ?

D’oser se lancer : les barrières que nous avons, souvent, viennent de nous-même. Pour autant, cela ne veut pas dire de travailler pour tous et tous le monde. Rester en accord avec ses valeurs est je pense, un des piliers de la création d’entreprise. Ensuite, il ne faut pas prendre pour soi les refus, les critiques et les mauvaises expériences clients. C’est important, si l’on souhaite avancer correctement ! Enfin, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. La communauté des entrepreneures est ouverte et bienveillante. On peut aussi, tout à fait s’aider avec des podcasts. C’est ce que je fais, en écoutant La Cohorte. Osez en profiter !

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